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Le temps des fêtes, le vidéaste Jean de Boysson a pris la ville comme galerie d’exposition et y projette des images dans 7 sites distincts. C’est géant, vivant et chaleureux. Les façades du haut des Coustous sont traversées par mille nuages et sur le kiosque du bas déferlent les rues du Bagnères d’antan. Dans la vitrine du magasin d’électroménager, place de Strasbourg, des vues anciennes témoignent de l’animation d’autrefois. Des étals bien remplis, des spectacles à succès, des écoliers… Des groupes se forment régulièrement devant l’écran. Certains cherchent à identifier un ancêtre. D’autres, amusés, reconnaissent un commerçant. «Je suis très émue», dit une passante, les yeux écarquillés.

Quelle superbe façon de faire vivre le fonds Eyssalet, d’où sont tirées ces photos ! Sur les murs de la médiathèque, des portraits de Bagnérais actuels nous fixent. De simples photos ? «Non, c’est filmé», dit un spectateur, surpris d’avoir détecté un battement de cil, un rictus de la bouche. Au cloître Saint-Jean, dans ce qui fut une devanture, 11 Bagnérais de souche (comme Jacky Galiay, un des 3 premiers moniteurs de ski) ou venus d’ailleurs (comme Andy Moses, musicien de Trinidad), racontent leur Bagnères. De l’autre côté, on peut voir dans l’ancien hôtel des Américains, des projections de rues de New York (le vidéaste y a vécu vingt ans) grouillant